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Odette, Alfred, Nathalie et Anne sont
quelques-uns des bénévoles sans qui les pensionnaires de la
Société protectrice des animaux de Haguenau seraient de
véritables orphelins. Rencontre avec ces passionnés dans le
troisième volet de notre série d’été « Une journée avec… ».
Les
lundis et jeudis, Odette et Alfred Bur ne se posent même plus
la question de ce qu’ils vont faire de leurs après-midi de
retraités. Deux fois par semaine, ils se rendent à la Société
protectrice des animaux de Haguenau, route de Schirrhein, pour
donner un coup de main. « Dans le passé, on a eu un chien de
la SPA, un bâtard du nom de Cadine, c’était en 1989. Avant,
nous avions Nexo, un berger suisse. Désormais nous avons la
nostalgie de la compagnie canine, c’est pour ça que l’on vient
ici », explique le couple qui a huit petits-enfants et peu de
temps pour un nouveau chien à la maison.
« Nous apportons quelque chose aux animaux »
Mais
peu importe : deux fois par semaine, ils en ont une centaine à
cajoler. Alfred est le photographe de la structure : « Chaque
semaine je tire le portrait des nouveaux venus, de trois à six
animaux à chaque fois. » C’est dire si le refuge de la SPA de
Haguenau ne désemplit pas. Puis arrive le moment des
promenades : « Nous prenons chaque chien individuellement
pour une promenade de vingt minutes », explique Odette Bur. «
Au bout de la journée, on a marché une quinzaine de
kilomètres », ajoute Alfred. Vient ensuite le moment du
nourrissage et celui des soins médicaux, « toujours avec la
présence d’un salarié », précise la bénévole.
Particulièrement à l’aise avec les
gros chiens, les Bur se sont fait une spécialité des molosses.
« Les chiens nous le rendent bien : ils attendent avec
impatience notre venue pour les promenades », se réjouit le
couple. « C’est un bien-être physique et moral, car nous
apportons quelque chose aux animaux », poursuit Alfred Bur,
qui promène entre six et neuf chiens par jour. Odette a une
autre fonction : « je travaille souvent au bureau, car je
parle allemand et je sers d’interprète au besoin : un groupe
de bénévoles allemands se rend également à la SPA un samedi
par mois. » Dernier volet et non des moindres, le couple fait
bénéficier les nouveaux adoptants de son expérience canine :
« Nous conseillons les personnes qui souhaitent adopter un
chien. Car un chien n’est pas un cadeau que l’on se fait, il
faut aussi s’en occuper !
«Un chien a besoin de la présence de son
maître »
Nathalie Dinvaux, bénévole depuis sept ans, ne
dira pas le contraire. Dans le cadre de son bénévolat, elle
procède à des visites de précontrôle avant une adoption, ainsi
qu’à des visites de contrôle une fois l’adoption réalisée : «
Il s’agit de voir si les conditions requises pour adopter un
chien sont remplies par les familles. Souvent, les personnes
pensent qu’avoir un grand jardin ou un lieu où l’animal peut
évoluer est suffisant. Or un chien a besoin de la présence de
son maître. Il ne devrait pas rester seul de longues
périodes. »
Nathalie Dinvaux balaye d’autres idées reçues
sur les canidés : « Parfois on pense qu’un chien qui a été
maltraité est inadoptable. C’est faux. C’est incroyable ce que
les chiens peuvent changer en mieux en quelques mois. »
Il est également possible de parrainer un
animal
Pour celles et ceux qui n’ont pas le budget ou
le temps nécessaire pour un animal de compagnie, ni même pour
quelques heures de bénévolat dans la semaine, Nathalie Dinvaux
a la solution : « Il est également possible de parrainer un
animal. On verse au minimum 10 euros quand on peut, à son
rythme, et ainsi on peut parrainer un ou plusieurs animaux de
la SPA. » Gabi confirme : également bénévole depuis 2004, elle
donne deux fois 10 euros par mois et parraine ainsi deux
chiens.
Mais la mission des bénévoles ne s’arrête pas
là : « Le lundi matin, je viens pour le nettoyage des cages ;
le mardi et le vendredi après-midi également, et parfois même
le samedi après-midi », poursuit Nathalie Dinvaux. Dernière
mission que cette jeune retraitée s’est fixée : accompagner
les chiens dans leurs derniers moments. « Je n’ai pas pu le
faire pour l’un de mes chiens, alors maintenant je me
rattrape. » En revanche, accompagner les toutous chez le
toiletteur de Drusenheim qui travaille gratuitement pour la
SPA de Haguenau est une mission bien plus agréable
Hervé Keller
© Dna, Mercredi le 27 Juillet 2011
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