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À plus de 70
ans, Anne Staub est la mémoire vivante des bénévoles de la SPA
de Haguenau. Avec plus de quarante ans de bénévolat, tout le
monde la surnomme « Maman-chats ».
« Dès
que l’on pense SPA, on pense chiens. Je suis pour tous les
animaux, mais il ne faut pas oublier les chats ! » Depuis
1983, Anne Staub règne, au refuge haguenovien, sur la
pouponnière (les deux pièces dévolues aux chats d’intérieur),
la structure dédiée aux chats d’extérieur et la
« quarantaine », où sont logés les nouveaux arrivants.
« La capacité
d’accueil est de 45 chats, mais nous en avons 80 en ce
moment », explique Anne Staub, qui connaît la SPA de Haguenau
comme sa poche et appelle chaque minou par son nom. «
Actuellement, je viens trois fois par semaine au minimum. La
SPA est presque ma deuxième maison. J’y suis polyvalente : je
m’occupe du nettoyage, de la nourriture et des soins des
chats, et l’après-midi j’accueille les adoptants et je réponds
au téléphone. Je lave aussi le linge des animaux, les
serviettes des paniers qui sont changées tous les jours et le
dimanche, quand c’est fermé, je gère le planning du personnel
et les embauches. »
Anne Staub a
toujours une histoire à raconter sur les chats, comme celle
d’un petit garçon de 10 ans qui était venu adopter un chat. «
Attention, mon petit, ça vit longtemps un chat ! », avait
alors dit « Maman-chats ». Le garçonnet est devenu un homme,
et le chat a vécu vingt-trois ans.
Les bénévoles manquent
« Mais les
bénévoles sont rares, poursuit la septuagénaire. Nous ne
sommes que six personnes pour les chats. Le samedi, il y a du
monde, mais la semaine, c’est plus dur. Il nous faudrait
quelqu’un pour caresser les chats ! » Selon les calculs de
« Maman-chats », il faudrait trois personnes chaque matin rien
que pour les minous, et autant pour les chiens. « Il nous
manque aussi deux employés », constate Anne Staub, qui a
toujours l’un ou l’autre de ses protégés chez elle à la
maison.
« Ma plus
âgée a eu 28 ans et s’appelait Maya, on a fait quinze ans
ensemble. Pour Léo, c’est une autre histoire, il était très
malade alors je l’ai soigné. Deux fois il a été adopté, et
deux fois il est revenu à la maison, alors je l’ai gardé.
C’est lui qui m’a choisi ! » Mousic, Charo, Brico, Musca,
Tamara… autant de petits félins qui bénéficient des soins et
de l’amour d’Anne Staub.
Il est également possible de parrainer un
animal
Pour celles et ceux qui n’ont pas le budget ou
le temps nécessaire pour un animal de compagnie, ni même pour
quelques heures de bénévolat dans la semaine, Nathalie Dinvaux
a la solution : « Il est également possible de parrainer
un animal. On verse au minimum 10 euros quand on peut, à son
rythme, et ainsi on peut parrainer un ou plusieurs animaux de
la SPA. »
Hervé Keller
© Dna, Mercredi le 27 Juillet 2011
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