Une demi-douzaine de chiens placés pourraient être euthanasiés

ainsi que cinq autres qui se trouvent encore dans le refuge

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Chiens dangereux: une présidente de SPA contre l'euthanasie

La présidente du refuge SPA de Haguenau (Bas-Rhin) a été sommée par la gendarmerie de rappeler tous les chiens classés dangereux placés dans des familles depuis 1999 pour les euthanasier, ce qu'elle a indiqué mardi refuser au nom de son «éthique».

«Pour moi, il est hors de question de rappeler des chiens placés depuis plusieurs années sans le moindre problème: cela va à l'encontre de mon éthique et de l'éthique de la profession», a indiqué Sabine Fghoul.

Lors d'une convocation vendredi à la gendarmerie de Bischwiller, «on m'a signifié de manière un peu dure que j'avais un mois pour récupérer tous les chiens de première catégorie placés depuis 1999 et les euthanasier, de même que ceux qui sont encore au refuge, sous peine de poursuites pénales», a-t-elle précisé.

La gendarmerie se réfère à la loi du 6 janvier 1999 qui distingue deux catégories de chiens dits dangereux et interdit la cession, l'acquisition et l'importation de chiens de première catégorie, une loi que Mme Fghoul juge «absurde».

Selon elle, cette loi introduit un «délit de faciès. N'importe quel chien peut devenir dangereux s'il reçoit une mauvaise éducation. En réalité, les chiens mordeurs sont essentiellement des chiens de 2e catégorie».

Une demi-douzaine de chiens placés pourraient être euthanasiés ainsi que cinq autres qui se trouvent encore dans le refuge, mais aucune décision n'a encore été prise, souligne Sabine Fghoul.

«J'ai un mois pour m'exécuter et réfléchir avec notre avocat et l'ensemble des associations de protection des animaux à la suite des événements», a-t-elle précisé.

Mme Fghoul avait été convoquée une première fois par les gendarmes il y a une quinzaine de jours à la suite du contrôle du propriétaire d'un chien classé «dangereux». Cette personne avait indiqué avoir obtenu son animal en octobre 2007 à la SPA de Haguenau.

Sabine Fghoul demande une «révision» de la loi de 1999. Si elle avait été réellement appliquée, il n'y aurait plus de chiens de catégorie 1 en France aujourd'hui, estime-t-elle. Elle déplore qu'on attaque aujourd'hui sur leur éthique «les refuges SPA, qui ne sont que le dernier maillon de la chaîne».

mardi 26 février 2008, 12h36 | AFP

 

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